Convertir un Salaire Net en Brut
Outil de calcul inverse à destination des RH, recruteurs et dirigeants TPE. Préparation d'offres d'emploi, négociation salariale, budgétisation d'embauche.
- Santé · 20,7 %
- Retraite · 57 %
- Chômage · 6,8 %
- Autres · 15,6 %
Taux PAS appliqué : 5.3% (barème neutre)
Laisser vide pour utiliser le barème par défaut.
Détail des cotisations
| Cotisation | Taux | Montant |
|---|---|---|
| Santé | 385,95 € | |
| Sécurité sociale — maladie | 0 % | 385,95 € |
| Retraite | 1 064,32 € | |
| Retraite (Sécurité sociale) | 0 % | 533,20 € |
| Retraite complémentaire (AGIRC-ARRCO) | 0 % | 233,65 € |
| Contribution équilibre (CEG/CET) | 0 % | 297,47 € |
| Chômage | 126,17 € | |
| Assurance chômage | 0 % | 126,17 € |
| Autres | 290,97 € | |
| CSG-CRDS | 0 % | 289,19 € |
| APEC (cadres) | 0 % | 1,78 € |
| Total | 1 867,41 € | |
Calcul à titre indicatif.
Le coût réel d'une embauche : le super-brut
Le brut affiché au contrat n'est qu'une fraction du coût total. Pour budgétiser une embauche, raisonnez en super-brut (brut + cotisations patronales). Sur un cadre à 3 500 € brut mensuel, le super-brut atteint environ 5 000 €, soit un coût annuel proche de 60 000 € — avant équipement, formation et provisions.
Le calculateur ci-dessus affiche les trois montants en parallèle : net après PAS (ce que touche le salarié), brut (ce qui est inscrit au contrat) et super-brut (ce qui sort de la trésorerie de l'entreprise).
Pourquoi un outil dédié au calcul inverse
La conversion net → brut n'a rien d'anecdotique en gestion RH. Les candidats négocient en net (« je veux 2 500 € sur mon compte »), tandis que le contrat de travail s'exprime en brut et que la trésorerie raisonne en super-brut. Le passage d'une grandeur à l'autre est arithmétique mais nécessite d'appliquer en sens inverse les barèmes URSSAF, AGIRC-ARRCO et BOFIP — un calcul que peu d'outils grand public proposent correctement.
Cet outil s'adresse aux profils suivants :
- Responsables RH et compensation & benefits qui construisent des grilles salariales cohérentes entre net communiqué et brut contractuel.
- Recruteurs en cabinet ou internes qui doivent convertir un net revendiqué par un candidat en une offre signable.
- Dirigeants de TPE et de start-up early-stage qui calibrent eux-mêmes la première vague d'embauches avant de mettre en place un SIRH.
- Experts-comptables et conseils en paie qui ont besoin d'un ordre de grandeur instantané avant un calcul en environnement officiel.
Cas d'usage 1 : préparer une offre d'emploi
L'objectif est d'inscrire un brut au contrat qui aboutira au net espéré par le candidat. La règle de bon sens : demander explicitement si le net communiqué est avant ou après prélèvement à la source. Beaucoup de candidats raisonnent désormais en net après impôt, surtout dans les tranches médianes (≈ 2 000 – 3 000 €) où le PAS commence à peser visiblement.
Saisissez le montant en source « Net après impôt », choisissez le statut, et lisez le brut. Si le candidat communique son taux PAS personnalisé, saisissez-le pour affiner la simulation — sinon, le taux neutre BOFIP suffit pour le cadrage.
Cas d'usage 2 : négocier à partir d'un net cible
Dans une négociation, le candidat dispose d'une marge floue (« je vise 2 800 € net environ »). Pour ne pas vous engager sur un brut trop élevé, calculez d'abord le brut correspondant au plancher acceptable côté entreprise, puis remontez par paliers de 50 € net pour évaluer l'élasticité du super-brut. Vous éviterez le piège classique du « +100 € net » accepté à la légère, qui se traduit par +160 € de coût employeur sur un cadre.
Cas d'usage 3 : budgétiser une embauche TPE
Pour une PME ou un porteur de projet, le coût annuel chargé d'un poste est la donnée structurante du plan de trésorerie. Multipliez le super-brut mensuel par 12 (ou 13 si vous accordez un 13ᵉ mois), ajoutez ≈ 10 % pour la provision congés payés, puis comptez en plus l'équipement et la formation initiale. Le ratio super-brut / brut chute mécaniquement sur les bas salaires grâce à la réduction Fillon — l'effet est visible sur le calculateur en passant la source à 1 500 € brut non-cadre.
Checklist : préparer une embauche en TPE
- Cadrer le brut visé via cette page (saisir le net cible, lire le brut et le super-brut).
- Confirmer le statut cadre/non-cadre en cohérence avec la convention collective et la position dans la grille.
- Vérifier la convention collective applicable (minima conventionnels, prévoyance branche, mutuelle obligatoire, primes).
- Provisionner les congés payés à hauteur de 10 % du brut annuel (charge comptable, pas en cash immédiat).
- Anticiper la DPAE (déclaration préalable à l'embauche) et l'affiliation à la médecine du travail.
- Provisionner l'équipement et la formation initiale (poste, licences logicielles, onboarding) — souvent oubliés en simulation rapide.
- Choisir un gestionnaire de paie ou un cabinet en amont du premier salaire : la DSN mensuelle ne tolère pas les retards.
Questions fréquentes
- À partir d’un net cible, comment estimer le coût employeur ?
- Saisissez le net après PAS visé dans le calculateur ci-dessus (source : Net après impôt). Le brut correspondant est calculé, puis le super-brut en additionnant toutes les cotisations patronales. Pour un cadre, comptez environ 1,42 à 1,48 × le brut sur les rémunérations courantes ; pour un non-cadre éligible à la réduction Fillon, le ratio descend autour de 1,22 sur le SMIC.
- Le candidat affiche un net actuel : comment lui proposer un brut équivalent ?
- Demandez si le net communiqué est avant ou après PAS. Les candidats raisonnent généralement en net après impôt — c'est ce qui arrive sur le compte. Saisissez ce montant en source 'Net après impôt' avec son taux PAS personnel s'il vous l'indique, sinon le calculateur applique le taux neutre. Le brut obtenu est celui à inscrire au contrat.
- Pourquoi le résultat diffère-t-il de l’estimation de mon SIRH ?
- Trois écarts classiques : (1) votre SIRH applique la convention collective et ses cotisations spécifiques (prévoyance branche, mutuelle), absentes du droit commun URSSAF que nous modélisons ; (2) la réduction Fillon n'est pas appliquée sur certains bas salaires si le contrat le prévoit ; (3) avantages en nature, primes et 13ᵉ mois modifient l'assiette. Utilisez notre outil comme cadrage rapide, votre SIRH pour le contrat final.
- Comment intégrer la part variable (bonus, commissions) ?
- Calculez d'abord la part fixe en mensuel, puis ajoutez la part variable en l'annualisant (calcul annuel). Les primes ponctuelles supportent les mêmes cotisations que le salaire normal, à l'exception de l'intéressement et de la participation qui bénéficient d'un régime social allégé non couvert par le calculateur.
- Quel taux PAS utiliser pour une simulation candidat ?
- Sans information précise, restez sur le taux neutre du barème BOFIP — c'est ce qu'applique l'administration en l'absence de communication du taux personnalisé. Pour une simulation plus juste sur un candidat ayant déclaré son taux, saisissez-le manuellement dans le calculateur.
- L’outil convient-il pour calculer un coût d’embauche en TPE ?
- Oui pour le périmètre paie standard. Au-delà, prévoyez en marge : équipement (poste informatique, mobilier), formation initiale, frais de recrutement (cabinet, jobboards) et provisions pour congés payés (10 % du brut en pratique comptable). Le super-brut affiché ne couvre que les cotisations sociales, pas le coût complet d'un poste.
Pour les bases de calcul par statut, voir cadre et non-cadre. Pour le calculateur grand public bidirectionnel, voir le calculateur principal. Toutes les sources sont listées sur la page Sources.